08 décembre 2006

Attention "zone d'ombres"!


Ere Prod se jette, avec un certain plaisir et une éthique non dissimulée, dans le documentaire d'investigation! Ce sont Myriam et Jean-Luc Marino qui se lancent pour 52 minutes dans l'enquête de "Zone d'ombres" : l'histoire d'un étrange et douloureux fait-divers, neuf morts dans des circonstances mal élucidées...
En pleine fête de la musique, dans la nuit du 21 au 22 juin 1995, la grotte de Clairfeuille en Normandie est le théâtre d'un drame. Trois enfants, Pierre, Thomas et Nicolas, âgés de 14 ans, entrés dans la cavité ne rentrent pas chez eux. Leurs parents, inquiets, décident d'aller les chercher. Un des père rentre dans la faille, alors que l'autre prévient les secours... Neuf cadavres seront sortis de la grotte de Montérolier, ceux des trois enfants, celui du père et ceux de cinq pompiers.
Depuis, une décision de justice a établi que les victimes étaient mortes d'une intoxication au monoxyde de carbone, thèse qui ne satisfait pas les familles des victimes, persuadées qu'il y a autre chose. Silence de l’armée, enquête bâclée, conclusions peu crédibles, non lieu et rejet de la cour de cassation, autopsies incomplètes, pièces du dossier manquantes, falsification de documents officiels, témoignages écartés, « mutations » de certains responsables et témoins directs, rapports contradictoires, droits des parties civiles bafoués : la liste des éléments relevants d’un black-out des autorités concernées est éloquente...
Un film coproduit par Ere Production, France 3 National et France 3 Normandie, avec comme partenaire acquis le Conseil Régional de Lorraine et quelques partenaires en cours...




3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Je panse que ce film seras une bonne chose pour toute la region de buchy!! Bonne continuation et vivement la sortie du film.

2:08 PM  
Blogger Philippe said...

Bonsoir,

J'ai bien aimé votre film "zone d'ombres". On espère une suite!
La résistance des autorités à expertiser le réseau souterrain
de Clairfeuille et le bouclage du site par l'armée éveille les soupçons sur l’éventualité de produits enfouis là-dessous qu'ils ne veulent pas que l'on découvre. Pendant des années j'ai arpenté l'immense champ de bataille de Verdun jonché de projectiles divers dont de nombreux obus à gaz (j’en ai même vu un qui chuintait en perdant son gaz !)
sans que l’armée montre le bout de son nez. Périodiquement les démineurs passent ramasser
ce qui ressort à la surface et c’est tout. A Clairfeuille au contraire c’est le black-out. D’après les analyses sur le pompier rescapé il s’agit d’acide prussique (acide cyanhydrique). A 80 km l’ancienne usine d’Ugine fabriquait du Zyklon B pendant la seconde guerre c’est-à-dire de l’acide prussique stabilisé. Jusqu’à 37 tonnes par mois en 1944 (contre une tonne par an avant la guerre). On peut évidemment se poser la question : se sont-ils débarrassé des stocks après la guerre? Si oui il ne s’agit pas de les jeter dans l’Oise (en théorie une boite de 200 g peut tuer 3000 personnes). Le réseau de Clairfeuille a–t-il été choisi comme lieu de stockage temporaire qui a duré… ? Il faudra bien faire la recherche de toxiques éventuels dans ces galeries un jour ou l’autre. Par ailleurs il doit bien rester des pièces comptables de l’usine Ugine : factures, bon de livraison, état des stocks, déclaration fiscales, transports etc…renseignant sur le devenir des stocks de Zyklon B. En ce sens votre film permet de maintenir la pression. Si le but des autorités était d’enterrer la production de Zyklon B par la France durant la seconde guerre mondiale le résultat est juste le contraire.

11:08 PM  
Anonymous Anonyme said...

Une excellente idée de remettre ce douloureux sujet sur le tapis!
Votre film est bien réalisé, agréable à regarder et traduit très bien cette atmosphère oppressante qui a suivi le drame au sein des personnes l'ayant vécu de l'intérieur (je parle en connaissance de cause).
En tout les cas merci de rendre hommage à tous ces hommes décédés en voulant sauver et de dénoncer le silence et l'abandon de la justice, ainsi que la lâcheté de l'armée...
Une révélation stupéfiante cependant, pour la première fois, l'heure de décès des victimes est connue et révélée, ce qui prouve bien qu'ils auraient pu être tous sauvés si on avait pas arrêté les secours...
Encore félicitations à vous et merci

1:34 PM  

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